Archives mensuelles : novembre 2012

Quel pourcentage des acheteurs sur Amazon demandent un remboursement ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la commercialisation de livres numériques avec Amazon, je me suis demandé quel pourcentage des acheteurs demanderait à être remboursé.  En effet, Amazon est très favorable aux acheteurs et les rembourse dès qu’ils le souhaitent. Pour un livre électronique, c’est d’autant plus facile qu’il n’y a pas d’objet physique à renvoyer. Pour des textes courts, comme les nouvelles  que je publie habituellement, la tentation de demander un remboursement peut être encore plus grande puisque le lecteur peut acheter et lire la nouvelle en moins d’une heure avant de demander un remboursement dans la foulée.

Mais en dépit de toutes ces tentations, les gens semblent honnêtes : dans mon cas, au cours des derniers mois, Amazon a traité seulement trois demandes de remboursement, soit un taux de retour d’à peine 0.6%. D’après cette discussion, c’est inférieur à la moyenne d’Amazon qui se situerait entre 5 et 15%, ce qui s’explique probablement par les faibles montants en jeu (mes nouvelles sont vendues de 0.99 à 1.49 euro) qui n’incitent pas les acheteurs à se fatiguer à demander un remboursement s’ils ne sont pas satisfaits.

Si vous aussi vous vendez sur Amazon, je serais extrêmement curieux de connaître votre taux de retour !

5 ventes par jour et #1 du classement des meilleures ventes de livres érotiques pour Kindle !

Cela fait près de deux semaine qu’Emporium est en tête des ventes de livres érotiques pour Kindle sur Amazon.fr, et dans le top 10 des ventes de livres érotiques, papiers et numériques confondus. Je suis surpris par le faible volume de ventes que cela représente : des ventes quotidiennes moyennes de 5 à 6 exemplaires semblent suffire à maintenir cette position. C’est un chiffre qui est évidemment contextuel, puisqu’il varie selon les périodes de l’années (il y a plus de ventes Noël par exemple, qu’en janvier), et même selon les jours de la semaine (60% de ventes supplémentaires le weekend par rapport aux jours de semaine d’après mes stats). De même, ce chiffre est faible pour une catégorie qui n’est pas très reconnue, la littérature érotique, et il faudrait certainement de plus gros volumes pour se hisser en haut du classement des meilleurs ventes de la catégorie « Policier », par exemple. Dommage qu’Amazon ne communique pas ces données, je serai très curieux de voir les chiffres totaux, et de pouvoir comparer, entre autres, les différences entre les différents pays. Combien le #1 érotique d’Amazon.com vend-t-il par rapport à Amazon.fr ? Est ce que ca pourrait justifier d’investir dans une traduction ?

Également, une bonne leçon apprise concernant l’interprétation des statistiques. Le 2 septembre dernier, j’avais augmenté le prix de mes nouvelles de 0.86 euro (équivalent du prix par défaut de 0.99$) à o.99 euro. Dans la semaine suivante, les prix s’étaient effondré, divisés par deux. J’en avais déduit que l’augmentation de prix n’était pas suffisante pour expliquer cette baisse, mais qu’elle avait du impacter le positionnement des nouvelles dans les listes quand les livres étaient triés par prix croissant. Je m’étais empressé de remettre le prix au niveau initial, sans constater de véritable amélioration. Il y a quelques jours, je l’ai mentionné dans un précédent article, j’ai ré-augmenté les prix à 0.99 euro, pour voir si la popularité des nouvelles pouvait compenser la hausse de prix. Aucun impact sur les ventes, les volumes se sont maintenus ! C’est alors que j’ai remarqué que bien que le nouveau prix ait été pris en compte par Amazon, celle-ci applique un rabais promotionnel (que je ne comprend pas) qui ramène le prix à 0.76 euro, exactement le même que quand le prix était 0.86 euro ! Le deux septembre dernier, ce rabais était apparemment déjà appliqué, et le même phénomène a du se produire quand j’ai augmenté le prix. La baisse des ventes n’était donc probablement pas attribuable à l’augmentation, mais à une baisse des ventes saisonnière (fin des vacances, retour au travail). Maintenant, j’aimerais bien comprendre quelles sont ces promotions décidées unilatéralement par Amazon, si elles impactent mes revenus (sur des ventes à 0.99 euro, Amazon prend 65% de commission, elle peut donc se permettre un petit rabais j’imagine), et si je peux avoir un contrôle sur elles. Mais ce sera pour plus tard 🙂

1 blog = 1 thème : celui ci sera consacré à l’auto-édition

J’ai réalisé pleinement à quel point il est important qu’un blog soit centré autour d’un thème. Mélanger mes commentaires et mes expériences dans l’auto-édition avec mon journal personnel frustrera autant les lecteurs intéressés par l’un que ceux intéressés par l’autre. Je vais donc déplacer tous mes messages personnels de ce blog vers un autre, mon journal intime, et consacrer ce blog-ci à l’auto-édition/auto-publication.

« Emporium » en tête des ventes de livres érotiques pour Kindle !

Cette fin de semaine, alors que j’essayais de comprendre ce qui expliquait la soudaine amélioration des ventes de ma nouvelle érotique « Emporium » (6-7 exemplaires vendus par jour contre 2 habituellement), j’ai fait une découverte totalement inattendue : la nouvelle était classée #1 sur plus de 1500 dans le classement des meilleures ventes de romans érotiques pour Kindle sur amazon.fr. Dans celui des meilleures ventes de textes érotiques, livres papier et électronique confondus, il était en 8ème position sur plus de 15000 !  J’en suis resté bête, mais  agréablement surpris et flatté. J’ai réalisé que les mises à jours que j’avais faites sur la couverture et la description du livre début novembre ont eu un effet très positif : elles ont contribué à une augmentation des ventes suffisante  pour que la nouvelle remonte dans le top 100 des meilleures ventes, amorçant ainsi un cercle vertueux : comme « Emporium » est classée dans les meilleures ventes, elle est davantage achetée, comme elle est davantage achetée, elle reste dans les meilleures ventes, etc… Cela fait 5 jours que je la vois osciller entre la première et la deuxième place, et je ne sais pas depuis quand c’est comme ça.

Aujourd’hui, je me suis décidé à expérimenter sur le prix, et à augmenter le prix de la nouvelle de 0.76 euro à 0.99 euro. Je le passerai ensuite à 1.5 euro. Tout ça pour évaluer l’impact du prix sur les ventes une fois que l’on est dans le haut d’un classement. Je noterai les résultats, et les publierai sans doute dans le livre qui se concrétise doucement au sujet du KDP, livre qui devrait s’appeler « 10 conseils pour booster vos ventes avec le KDP d’Amazon ».

Amazon Author Central facilite la mesure de la popularité des livres vendus sur Amazon

Les quelques nouvelles que j’ai publiées sous forme d’ebooks sur Amazon m’ont donné une surprise. Alors que je ne cherchais initialement qu’à diffuser gratuitement ces textes grace au KDP d’Amazon, j’ai été surpris de constater quelques ventes. Rien qui ne fasse de moi un millionnaire (une ou deux par jour ce mois ci, à 0.99$ pièce, dont 65% vont à Amazon…), mais suffisamment pour m’intriguer et m’amener à me poser plus de questions ? Qui achète des textes inconnus d’un auteur inconnu ? Comment ces textes sont-ils trouvés ? Pourquoi certains vendent-ils mieux que d’autres ?

Amazon ne donne pas beaucoup d’éléments pour répondre à ces questions. Le portail du KDP ne donne rien à part le nombre de ventes réalisés. Je cherchais donc désespérément un moyen d’obtenir un peu plus d’info sur mes lecteurs dans l’idée d’augmenter mes ventes et, pourquoi pas, d’en obtenir un revenu un peu plus intéressant que 15$ par mois.

La première information, je l’ai obtenue en regardant quelles nouvelles vendent le mieux. J’ai aujourd’hui quatre nouvelles en vente, dont trois sont des nouvelles érotiques/pornographiques:

Au cours des 3 derniers mois, je n’ai vendu aucun exemplaire de « En attendant la relève », tandis que « Emporium » a été téléchargé 130 fois, « Et deux plus un qui font trois » 30 fois, et « À l’abri des vieilles pierres » deux fois après seulement une semaine en ligne. Le sexe semble donc toujours être un bon vendeur.

La nouvelle qui se vend le plus, « Emporium » a reçu deux commentaires positifs (5*) alors que les autres nouvelles n’en ont aucun. Cet indice combiné à mon comportement en tant que client Amazon me fait croire que la plupart des gens n’achète que s’il y a au moins un commentaire positif. J’hésite à écrire un faux commentaire client pour mesurer son impact sur les ventes.

Je viens de réaliser par hasard que le prix de vente de « Emporium » est de 0.76 euro contre 0.89 euro pour les autres nouvelles. Je ne pense pas que certains lecteurs trouvent trop cher 0.89 euro, mais se précipitent pour acheter à 0.76 euro. Par contre, il est possible qu’ils trient leurs résultats de recherche par prix croissant, et cette petite différence suffit à faire ressortir Emporium en début de liste pour certaines recherches. Un indice qui irait dans le même sens : le 2 septembre dernier, j’ai augmenté les prix de vente à 0.99 euro. Les ventes ont chuté de 2 exemplaires par jour en moyenne en aout à 1 pour la première semaine de septembre. La corrélation peut sembler évidente, mais il ne faut pas oublier que septembre correspond à la rentrée, et que cette chute des ventes à la suite d’un mois important est peut être tout simplement cyclique.

La fiche d’un livre, sur Amazon, peut aussi donner des indices sur le type des lecteurs et leurs intérêts. Pour mes nouvelles par exemple, je constate que la plupart des lecteurs qui en ont acheté une ont également acheté une autre. Ce qui laisse deviner qu’ils ont donc apprécié celle qu’ils ont lu, même s’ils n’ont pas laissé de commentaire. Mais nouvelle frustration, il est difficile de savoir quel pourcentage des acheteurs a acheté plus d’une de mes nouvelles.

Enfin, Amazon met à disposition des auteurs une « Plate-forme auteurs (Authors central)« , qui permet de suivre le positionnement des ventes d’un livre dans le classement des meilleures ventes. C’est très vague comme indicateur, et je n’ai apparemment pas assez d’historique pour en profiter aujourd’hui avec mes nouvelles, mais cet indice permettrait probablement de mesurer l’impact des campagnes promotionnelles (gratuité avec KDP select, revues par des journalistes, etc…).

J’en arrive à la conclusion qu’il y a probablement un marché pour un livre de conseils destiné aux auteurs utilisant le KDP. Quelque chose comme « 10 astuces pour booster vos ventes sur Amazon ». À en juger par l’activité sur les forums du KDP, ce serait certainement plus payant que quelques nouvelles érotiques 😉