Archives mensuelles : décembre 2012

Comment obtenir une adresse URL courte pour vos livres publiés sur Amazon ?

Si vous faites régulièrement référence aux pages Amazon de vos livres, vous devez être agacés de devoir donner des adresses ressemblant à :

http://www.amazon.fr/Emporium-Histoire-%C3%A9rotique-ebook/dp/B005A73ROE/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1355708122&sr=8-1

Vous avez toujours l’option d’utiliser un raccourcisseur d’URL, comme goo.gl ou bitly.com, mais ce n’est pas parfait car si jamais l’adresse de votre page sur Amazon change, parce que vous avez modifié le titre de votre livre par exemple, ce lien court ne marchera plus. Et comme vous allez probablement changer votre titre à un moment ou à un autre (pour trouver celui qui marche le mieux auprès des lecteurs), il faut une autre solution.

Cette solution vous est offerte par Amazon. Le seul élément de votre livre qui ne change pas est son code ASIN, défini par Amazon. Et vous pouvez faire référence à la page de votre livre simplement en utilisant ce code Asin. Pour cela, utilisez simplement l’adresse:

http://www.amazon.fr/dp/[votre code ASIN]

Dans mon cas, l’adresse mentionnée plus haut devient :

http://www.amazon.fr/dp/B005A73ROE

Et voilà !

Quel pourcentage des lecteurs laissent un commentaire sur Amazon ?

Les évaluations des lecteurs contribuent énormément au succès d’un livre. De plus en plus, quand nous nous envisageons un achat, nous basons notre décision en partie sur les commentaires des autres utilisateurs. Les ventes quotidiennes de mes nouvelles, par exemple, ont au moins doublé dans les dans les jours suivant leur première évaluation positive. C’est une constatation personnelle, mais que l’intuition laissait deviner et que d’autres ont démontrée, comme Judith Chevalier dans son article de 2003 sur le sujet.

Mais obtenir ces fameuses évaluations est horriblement difficile. Mes nouvelles, jusqu’à aujourd’hui, ont bénéficié de quelques commentaires. Tous positifs, heureusement, car une mauvaise évaluation a beaucoup plus d’impact qu’une bonne. Sur ces commentaires, seulement deux sont « spontanés », les autres venant de personnes à qui j’ai explicitement demandé de publier leur point de vue. Au final donc, le taux d’acheteurs ayant spontanément évalué mes textes se situe à 2 / 635 = 0.3%. C’est un chiffre qui peut paraître extrêmement bas, mais qui est encore très élevé comparé à d’autres estimations, comme celle de Steven Levitt and Stephen Dubner sur leur blog Freakonomics qui le situent plutôt à 0.1%, ou à celle de Michael Alvear dans son livre “Make a killing on Kindle” qui place ce chiffre à 0.0002%.

Obtenir des évaluations est encore plus difficile si on considère que tous les commentaires ne sont pas publiés par Amazon, qui se garde le droit d’éliminer ceux dont elle ne peut pas garantir qu’ils viennent de lecteurs ayant vraiment acheté le livre, ceux qu’elle ne juge pas vraiment utiles, ceux qui ne plaisent pas à Jeff Bezos, ceux qui ont été écrits un jour de pluie, etc…

Sachant que pour vendre davantage il faut des évaluations, mais que ces évaluations rentrent au compte goutte, il vaut donc mieux forcer un peu les choses et ne pas s’appuyer seulement sur la bonne volonté de lecteurs qui auront tendance à prendre leur plume uniquement quand ils auront adoré ou détesté une oeuvre… D’un autre côté, les chiffres précédents devraient inciter les auteurs à user des commentaires « amicaux » avec modération. Si en moyenne seul un lecteur sur mille laisse une évaluation, je soupçonne qu’Amazon trouverait suspect un livre qui aurait vendu cinq exemplaires avec à chaque fois un commentaire élogieux, et qu’elle s’empresserait de ramener le nombre de ces commentaires dans la moyenne des autres livres.

Personnellement, je n’avais jamais laissé d’évaluation sur Amazon jusqu’à ce que je me mette à publier et que je prenne conscience de la valeur de ces commentaires pour les auteurs. Et vous ?

Comment vendre un ebook Kindle 0.99€ avec 70% de redevance ?

Si vous avez déjà publié avec le KDP d’amazon, vous avez été confronté à ce choix cornélien : 35% ou 70% de redevance ? Ceux qui n’ont jamais utilisé le KDP ne voient probablement pas la partie cornélienne du choix : entre 35% de revenus et 70%, il faudrait être stupide pour ne pas prendre  le maximum.

Seulement voilà, pour bénéficier de la redevance à 70%, il faut que le prix du livre se situe entre 2.60€ et 9.70€  sur amazon.fr, et entre 2.99$ et 9.99$ sur amazon.com. Et aussi petits 2.60€ puissent paraître, ça peut sembler beaucoup quand on hésite à acheter un premier livre d’un auteur auto-édité inconnu. Tenant compte de ces situations, Amazon autorise donc des prix inférieurs – 0.86€ ou 0.99$ au minimum – pour permettre ainsi à un auteur de se faire connaître avant qu’il puisse hausser ses tarifs. Mais dès qu’un livre passe en dessous de la barre des 2.60€, la redevance chute à 35%. Le prix de vente étant déjà bas, ça ne fait vraiment pas grand chose dans  la poche de l’auteur…

Heureusement, il existe une méthode permettant de vendre un livre à moins de 2.60€ tout en bénéficiant d’une redevance supérieure à 35%. Cette technique suppose que votre livre n’est pas inscrit au programme KDP Select, et s’appuie sur deux points de la page de tarifs des conditions générales du KDP:

En pratique, qu’est ce que cela signifie ? Que si, par exemple, vous choisissez une redevance à 35% et spécifiez un prix KDP de 1.99€ tout en distribuant votre livre chez un concurrent pour 0.99€, Amazon alignera son prix de vente sur 0.99€ mais continuera de vous verser 35% x 1.99€ = 0.70€. Par rapport au prix de vente réel, votre redevance sera donc de 70% !

Vous vous demandez sans doute comment obtenir cet alignement de prix. Il se fait de deux manières:

  • un « crawler » d’Amazon (un de ses programmes de recherche web) détecte une version moins chère du livre sur un site concurrent, et l’ajustement se fait automatiquement.
  • ou un utilisateur signale à Amazon un prix concurrent moins élevé. Ce signalement  se fait depuis la page Amazon du livre, en cliquant sur le lien « nous signaler un prix inférieur » dans la section « Détails sur le produit », comme dans la capture d’écran ci-dessous:
    amazon - signaler un prix inférieur

Cette technique vous donne aussi un autre avantage: votre livre est affiché par Amazon comme en réduction, ce qui est une méthode de marketing vieille comme le monde pour accroître les ventes. Dans la capture d’écran ci-dessous, par exemple, ma nouvelle érotique Emporium est affichée avec à 0.99€ avec 35% de rabais sur le prix conseillé de 1.49€:

emporium-rabais

Il y a toutefois certaines limites à cette méthode. Si, par exemple, votre livre est distribué gratuitement sur d’autres canaux, Amazon ne va pas le distribuer gratuitement tout en vous versant une redevance : « Si nous nous alignons sur une promotion gratuite pour un Livre Numérique sur un autre canal de vente, votre Redevance pendant toute la durée de ladite promotion sera de zéro. » D’autre part, vous pouvez choisir un prix de 2.59€ et utiliser ce mécanisme pour que le prix réel soit de 0.86€, Amazon se retrouverait alors à vous verser plus d’argent qu’elle n’en encaisse : 0.90€ de redevance contre 0.86€ comme prix de vente. Peu convaincu de la générosité d’Amazon, je doute donc que l’alignement soit systématique. Dans mon expérience, j’ai pu aller jusqu’à 2,60 euros comme prix conseillé KDP, avec un prix concurrent de 0,99 euro, et l’alignement a eu lieu. Pour trois des quatre titres que j’ai publiés en tout cas. Pour le quatrième, récemment retiré du programme KDP Select, les multiples signalements de prix inférieur au cours des 3 dernières semaines n’ont pour l’instant rien donné. Également, il est difficile de dire quel est le délai avant qu’Amazon procède à un alignement de prix, ni quelles sont les conditions pour que cet ajustement ait lieu.

Au final, il reste que si votre livre est vendu au prix minimum et que vous appliquez cette méthode, vous augmenterez à coup sur vos revenus sans augmenter votre volume de ventes ni votre prix pour autant !

Une première évaluation positive double les ventes quotidiennes

Sur les 3 nouvelles érotiques que j’ai publiées sur Amazon via le KDP, celle qui se vend le mieux, Emporium, a reçu une évaluation positive de la part d’un acheteur peu de temps après sa publication. Depuis, c’est la nouvelle qui se vend le mieux (elle représente 80% de mes ventes totales). Ce commentaire positif a amené une question : est ce que cette nouvelle a reçu cette évaluation parce qu’elle est nettement meilleure que les autres et les ventes plus élevées reflètent cette différence de qualité, ou bien est que cette nouvelle se vend mieux parce qu’elle a reçu cette évaluation positive ?

Je pense avoir un début de réponse. Tout d’abord, tous livres confondus, je totalise 537 ventes pour 4 évaluations seulement. À peine plus de 0.5% des acheteurs ont donc pris la peine de laisser un commentaire (à relativiser, car Amazon élimine les commentaires qui ne sont pas jugés « utiles »). Avec le recul, j’ai donc eu beaucoup de chance avec cette première évaluation. Deux autres de mes nouvelles  ont finalement reçu un premier commentaire positif il y a quelques semaines à peine. Si je compare les ventes de ces nouvelles avant et après le premier commentaire, je constate que dans chaque cas elles ont plus que doublé du jour au lendemain. Pour Emporium, les ventes ont même triplé ! En revanche, le second commentaire positif semble avoir beaucoup moins d’impact (pour Emporium, il n’y a pas eu d’impact mesurable sur les ventes).

J’en déduis donc qu’il vaut mieux ne pas compter sur le commun des acheteurs pour obtenir des évaluations positives, mais que ces évaluations sont pourtant critiques pour augmenter les ventes et obtenir un peu plus de visibilités. Alors, si vous êtes auteur sur le KDP, battez vous pour des évaluations positives ! Tâchez de convaincre le plus de gens autour de vous d’acheter et d’évaluer votre livre (et oui, il faut qu’ils l’achètent, Amazon ignore les commentaires d’utilisateurs dont elle ne peut pas certifier qu’ils ont réellement acheté le livre). Si vous n’obtenez pas cette étincelle initiale, votre livre n’obtiendra peut être jamais la reconnaissance qu’il mérite. Quant à ceux qui s’inquiéteraient de ce que cette méthode n’a pas l’air très honnête (parce que maman, que l’on a convaincue d’acheter notre livre, n’est peut être pas des plus objectives), qu’ils se rassurent : une évaluation ne reflètant la qualité réelle d’un livre est le meilleur moyen de frustrer les acheteurs suivants et de les inciter à laisser des évaluations pas positives du tout. Et quand cela arrive, les étoiles fondent comme neige au soleil…

Cycles de ventes : 40% de ventes supplémentaires le weekend

Depuis un peu plus d’un mois, chaque matin je note consciencieusement les ventes réalisées la veille sur Amazon grâce au KDP (et je râle après Amazon qui ne fournit pas automatiquement ces statistiques). Je le fais par curiosité, mais aussi pour mesurer l’impact de mes tentatives de marketing sur les ventes. Ça m’a appris des choses très intéressantes, et je ne peux que conseiller à tout auteur/éditeur de faire de même. Parmi les choses que j’ai découvertes,  un cycle de ventes hebdomadaire : les ventes semblent plus élevées le weekend que pendant les jours de semaines. J’avais déjà eu l’intuition de ce phénomène auparavant, je l’ai mesuré : il y a 40% de plus de ventes un jour de weekend qu’un jour de semaine. C’est un chiffre à relativiser : il ne concerne que mes ventes (qui se montent à un peu moins d’une dizaine par jour), et ne couvre qu’une période de cinq semaines. Mais ce n’est pas un résultat surprenant. Les gens ayant davantage de temps libre le weekend que la semaine, on peut supposer que c’est à ce moment qu’ils vont se poser, avoir envie de bouquiner, et donc se tourner vers leur Kindle pour trouver quelque chose à se mettre sous les lunettes.

La question qu’on se pose alors est : comment utiliser ce phénomène pour améliorer ses ventes ? Et bien, programmer ses campagnes de gratuité (  KDP Select) juste avant le weekend permettrait d’augmenter les ventes. Comme les promotions gratuites se traduisent par une augmentation des ventes, et donc par une meilleure position dans les classements des meilleures ventes, un livre qui bénéficierait de cette stratégie aurait une visibilité accrue pendant le weekend, quand il y a davantage de clients potentiels.

Une autre manière d’exploiter ce phénomène : lancer les campagnes de marketing social (facebook, twitter, etc…) pendant ou juste avant la fin de semaine, afin de s’assurer de toucher les gens à un moment ou ils sont disponibles, plutôt que de les contacter un lundi matin et de courir le risque qu’ils se disent « Ça a l’air intéressant. Je vais l’acheter… demain ».

Je serais très curieux de savoir si d’autres utilisateurs du KDP constatent également une augmentation des ventes le weekend.