Archives mensuelles : octobre 2013

MyKindex, c’est fini !

Il y a quelques mois, le service MyKindex faisait du bruit dans le (petit) milieu de l’auto-édition francophone en offrant aux auteurs la possibilité de catapulter leurs livres dans le top 100 d’Amazon, voire le top 20, moyennant rétribution. L’idée était simple, MyKindex mettait en relation des auteurs avec des lecteurs. Les auteurs payaient à MyKindex une somme correspondant au nombre d’exemplaires de leur livre qu’ils souhaitaient vendre (plus un petit quelque chose pour les gens de MyKindex), et MyKindex demandait alors à ses « lecteurs » d’acheter ce livre un jour précis et le leur remboursait sur présentation de la facture. La concentration des ventes sur une courte période de temps propulsait le livre dans le top 100. J’ai écrit un premier article, puis un second sur l’efficacité de cette approche et les dilemmes qu’elle posait.

Une des principales interrogations concernait la réaction d’Amazon. Est ce que la société était au courant de cette méthode ? Est-ce qu’elle la tolérait ? L’encourageait ? Connaissant l’importance qu’Amazon accorde à ses classement pour orienter les achats de ses utilisateurs, il semblait surprenant qu’elle laisse une entreprise et des auteurs « tricher » pour les influencer. Le mois dernier, Amazon a clarifié les choses, décrivant cette méthode comme « inacceptable ». Depuis, le site mykindex.com est aux abonnés absents, et les auteurs ayant fait appel à ses services ont été remis à l’ordre par Amazon, comme détaillé dans cet article paru sur Actualitte.com.

Je ne peux pas dire que la fermeture de MyKindex me chagrine particulièrement. Autant j’ai hésité initialement en me disant que cette approche était peut être une solution pour qu’un auteur inconnu se fasse connaître, autant il est rapidement devenu évident qu’un tel système ne pouvait amener qu’une surenchère (il n’y a que 100 places dans le top 100…) , et que celle-ci se ferait au détriment des auteurs indépendants. Au final, j’apprécie qu’Amazon fasse son possible pour garder ses classements aussi « objectifs » que possible.