Quelle plateforme d’auto-édition vend le plus de livres ?

Quand on parle d’auto-édition, Amazon est incontournable. Bien qu’il n’existe pas de chiffres officiels, on estime qu’aux États-Unis, deux ebooks sur trois sont vendus par Amazon. Si vous voulez publier votre premier roman, vous serez tenté de limiter à Amazon vos efforts de distribution et promotion. C’est d’ailleurs une stratégie encouragée par le programme KDP Select qui requiert l’exclusivité des titres participants. L’analyse de l’évolution de mes ventes au cours de la dernière année sur trois plateformes majeures d’auto-édition, Amazon KDP, Kobo Writing Life et Google Play, montre que se restreindre à Amazon n’est peut être pas la stratégie la plus judicieuse.

Le graphique ci-dessous illustre l’évolution de mes ventes sur ces plateformes entre novembre 2012 et janvier 2014. Il ne concerne que les titres disponibles sur les trois plateformes, vendus à des prix identiques, afin d’avoir des données comparables.

ventes par plateforme d'autoédition

Le graphique fait ressortir plusieurs points intéressants.

1. Les ventes ne décollent pas sur toutes les plateformes en même temps 
En novembre 2012 99.5% des ventes étaient réalisées sur Amazon, 0.5% sur Kobo, et aucune sur Google Play. En janvier 2014, Amazon ne représente plus que 25% des ventes, autant que Kobo, tandis que Google Play s’octroie les 50% restants. Aujourd’hui, mes ventes seraient quatre fois inférieures à ce qu’elles sont si je n’avais pas pris le temps de publier sur les autres plateformes. Cette évolution des ventes confirme une recommandation de Mark Coker, le fondateur de Smashwords, qui soulignait il y a quelques mois l’importance de diffuser sur toutes les plateformes car il est impossible de prévoir l’évolution de la popularité de chaque plateforme (ex : la progression fulgurante de Kobo en début 2013), ou de savoir où les ventes décolleront en premier.

2. Les plus gros volumes de vente sont réalisés sur Amazon
Même si ces derniers mois ont montré une augmentation des ventes sur Kobo et GooglePlay, conjointement à une diminution sur Amazon, les pics atteints sur Amazon n’ont jusqu’à présent jamais été atteints sur les autres plateformes.

3. Une note moyenne élevée est indispensable pour maintenir le niveau des ventes
Sur Amazon, le pic des ventes a été atteint en décembre 2012, avec une chute drastique dans les 3 mois suivants (volume des ventes divisé par 5). Ce n’est pas un hasard, en décembre, l’évaluation moyenne des lecteurs est passée de 5 à 3.5. Sur Kobo, les ventes ont progressé jusqu’à l’été 2013, quand la note sur Kobo s’est stabilisée au même niveau que sur Amazon. Pour GooglePlay, les ventes progressent toujours, mais je m’attends au même phénomène.

4. Le choix d’une plateforme est influencé par le genre du livre
Dans ce comparatif, il y a un grand absent : l’iBookstore, d’Apple. Mes titres y sont pourtant présents, mais les ventes ayant été proches du zéro sur toute la période couverte, je ne les ai pas inclues dans ce comparatif. Je ne prévois d’ailleurs pas qu’elles y décollent. Pourquoi ? Mes titres sont majoritairement des nouvelles érotiques, qu’Apple accepte à contre-coeur. Il n’y a par exemple pas de catégorie « érotique » sur l’iBookstore, rien n’est fait pour mettre ces titres en valeur (à part « 50 shades of Grey »), et je doute que cette politique change dans les mois à venir. Un autre exemple : mon livre « Booster ses ventes sur Kindle », dont les ventes ne sont pas inclues dans cette analyse, a rencontré sur Amazon un succès inattendu pour un ouvrage de niche, alors que seulement deux exemplaires ont été vendus sur les autres plateformes. Compte tenu du sujet du livre, il semble logique que ce soit sur Amazon qu’il se vende. En fonction de votre genre de livre, essayez d’identifier la plateforme la plus vendeuse, et ciblez la en priorité, sans pour autant abandonner complètement les autres. Avec 24% des ventes d’ebooks aux US, et compte tenu de la concurrence réduite pour les titres francophones à cause des difficultés pour les non résidents américains de publier sur cette plateforme,  l’iBookstore d’Apple pourrait par exemple être un choix judicieux pour vos titres.

Finalement, quelle plateforme choisir pour votre livre ?
La réponse : toutes. Mais, vous accorderez plus d’attention aux plateformes avec le plus grand potentiel pour le genre de votre livre. Publier séparément sur toutes les plateformes demande beaucoup de temps : le format des ebooks varie en fonction de la plateforme, les contraintes sur leur mise en page aussi. Les mises à jour sont fastidieuses, comme le maintien d’une politique de prix uniforme. Il peut être très avantageux d’utiliser SmashWords ou un équivalent pour publier facilement sur toutes les plateformes majeures. En contre-partie, vous devrez abandonner les fonctionnalités spécifiques à chaque plateforme (ex : le Kindle Countdown deal sur Amazon, les périodes de promotions programmables à l’avance avec Google Play). Un bon compromis peut être d’utiliser SmashWords pour publier sur toutes les plateformes, à l’exception de celles que vous avez identifiées comme les plus prometteuses, et sur lesquelles vous gérerez vos publications et promotions manuellement.

Le choix d’une plateforme de prédilection peut aussi changer si votre objectif n’est pas tant de vendre que d’être lu. Le meilleur moyen d’atteindre ce dernier objectif est de publier gratuitement. GooglePlay et Kobo le permettent facilement, alors que c’est difficile sur Amazon. Mais le nombre des téléchargements gratuits n’est pas comparable sur les différentes plateformes : pour 300 téléchargements gratuits sur Kobo en janvier 2014, j’en ai eu dix fois plus sur Google Play !

En bref :

  1. définissez vos objectifs (maximiser les ventes ou les lecteurs?)
  2. identifiez les plateformes les plus intéressantes pour votre genre
  3. concentrez la majorité de vos efforts sur la plateforme avec le plus grand potentiel, mais réservez un peu de temps aux autres.

 

36 réflexions au sujet de « Quelle plateforme d’auto-édition vend le plus de livres ? »

  1. John Libertin

    Qu’en est-il du taux de rémunération sur Google Play ?
    J’avais cru comprendre qu’il était beaucoup moins élevé que chez Amazon.
    Ce qui réduirait l’intérêt de cette plate-forme (si l’objectif est bien de maximiser les ventes)

    Merci,
    John Libertin

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      D’après mes rapports de vente, le taux de rémunération sur GooglePlay est de 52% (pour des nouvelles vendus 0.99€). Je n’arrive pas à trouver de page officielle mentionnant ce taux de redevance. C’est intéressant pour les titres vendus sur Amazon avec une redevance à 35%. Pour les titres bénéficiant d’un taux à 70% sur Amazon, ça vaut quand même le coup de publier sur Google sachant que les acheteurs sur les deux plateformes ne sont pas les mêmes. Il faut toutefois faire attention à un seule chose : Google applique presque automatiquement des rabais sur le prix de vente conseillé. Amazon peut donc automatiquement s’aligner. Et si le prix aligné passe en dessous de la limite pour la redevance à 70%, Amazon ne paiera alors plus que 35%. Ouch ! (voir ce billet de blog en anglais à ce sujet)

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  2. Marie

    Merci Nicolas pour ce comparatif, cela m’intéresserait beaucoup de savoir ce que vous avez choisi comme options pour pouvoir utiliser smashwords et ibookstore, notamment sur la question du formulaire fiscal US. Bonne continuation.

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      L’avantage de Smashwords pour publier sur l’iBookstore est que le numéro d’EIN requis par le FISC américain n’est pas nécessaire. Pas de formulaire fiscal US à remplir 🙂
      Une fois le livre respectueux du guide de formatage SmashWords (ce qui peut donner des maux de tête), il est approuvé avec le statut « premium », et est automatiquement distribué à toutes les platformes supportées par Smashwords, dont l’iBookstore. La contrepartie est que SmashWords prend sa part sur les redevances, mais tant que le livre n’est pas un bestseller, c’est peu payé pour éviter les casse-tête de l’administration américaine.

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  3. Loïc

    Bonjour. Auto publier ses nouvelles gratuitement pour aider a se faire connaître semble intéressant. Mais l’est-ce plus que reussir a se faire (toujours gratuitement) publier dans des revues ?

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    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Ce sont deux approches complémentaires plutôt que concurrentes. Être publié dans une revue est certainement plus valorisant, ça signifie qu’un filtre a déjà été appliqué par l’éditeur, et que les textes retenus ont un minimum d’intérêt. En contrepartie, les auteurs savent que leurs textes ont de fortes chances d’être rejetés, et donc de n’être jamais lus… Publier gratuitement une version numérique élimine les filtres, mais les textes sont noyés dans une multitude de textes gratuits dont la majorité sont de mauvaise qualité. Il est difficile de sortir du lot.
      Si la revue ne requiert pas l’exclusivité des textes, l’idéal est donc de publier à travers ces deux canaux. On a ainsi plus de chance de se faire remarquer.

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  4. Nicolas Lacharme

    Billet intéressant, comme les précédents. Je reviens sur Google Play… Il y a quelques mois tu mentionnais qu’aucune vente n’intervenait sur Google Play. La situation a changé depuis ?

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Oui, les premières ventes sur Google Play ont finalement eu lieu, en novembre dernier. Elles ont atteint un pic en janvier, représentant autant que les ventes de toutes les autres plateformes réunies. Aujourd’hui (mai 2014), les ventes se sont stabilisée. Les nouvelles érotiques dont les ventes sont présentées dans cet article totalisent une vingtaine d’exemplaires par mois sur chaque plateforme majeure (Amazon KDP, Apple iBooks, Google Play et Kobo).

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  5. Bruno

    Article très intéressant ! Moi qui vend uniquement sur Amazon en numérique et papier, je pense faire un gros effort pour distribuer sur les autres plate-formes.
    J’ai une question : qu’est-ce que « SmashWords » concrètement, je n’ai pas tout saisi ??
    Cordialement
    Bruno

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Smashwords (http://www.smashwords.com) est une plateforme d’auto-édition anglophone permettant de publier gratuitement sur son site, mais aussi sur toutes les autres plateformes d’auto-édition majeures (et moins majeures). On met son livre en page une seule fois, en respectant le guide de formatage de Smashwords, et en deux clics il est disponible sur Apple iBooks, Kobo, Barnes & Nobles, Google Play, (Amazon aussi, sous certaines conditions), etc. Ça simplifie beaucoup les démarches, en particulier les mises à jour de ses titres, en contrepartie, Smashwords prélève une partie des redevances (10% je crois).

      Répondre
  6. Emilie Chevalier

    Bonjour, je suis une nouvelle auteure Kindle sur Amazon et je viens de mettre mon livre à disposition des lecteurs gratuitement pendant 5 jours grâce à KDP select.
    Savez-vous si je peux uploader mon livre sur d’autres plateformes après 90 jours, et combien de temps Amazon mettra à activer ma promotion KDP? Merci.

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Oui, vous pouvez publier votre livre sur d’autres plateformes une fois la période d’exclusivité KDP select terminée (mais attention au renouvellement automatique de l’exclusivité KDP Select). Au niveau des délais, si votre question concerne bien le délai entre le moment où votre livre sera gratuit sur une plateforme concurrente, et le moment où Amazon alignera son prix, il n’y a pas de règle. Ça peut avoir lieu presque immédiatement, ou jamais se produire. D’après le contrat KDP, Amazon peut aligner son prix sur le prix concurrent le plus bas, mais elle n’y est pas obligée. À vous de tester. Récemment, Amazon semble s’aligner plus facilement/systématiquement sur les prix de Google Play.

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  7. Adélaide

    Bonjour,

    Auteur publié, je souhaite mettre mes prochains livres sur plateforme. Y a t il pour les lecteurs un lien de fait entre les livres publiés par maison édition et ceux que j’auto publierais . En résumé, verra-t-on apparaitre tous mes livres sur les plateformes ?

    Merci

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Je ne sais pas vraiment Adélaide. Cela dépend sans doute de la plateforme. Sur Amazon, il est possible de créer sa page d’auteur (https://authorcentral.amazon.fr/) et d’y associer tous les livres que l’on a publiés, peu importe que ce soit des éditions papier ou numériques. J’imagine donc que tous vos livres pourront être regroupés sur votre page auteur. Je ne sais pas s’il y a une fonctionnalité similaire sur les autres plateformes (kobo/FNAC, Google Play, etc.)

      Répondre
  8. JAEGLE

    Bonjour Nicolas
    Je cherchais à comprendre le monde des plateformes d’Edition et je suis tombé sur votre blog. Merci beaucoup je vais le lire et le suivre avec attention car j’y ai déjà trouvé quelques réponses à mes questions.

    Répondre
  9. ame

    Bonjour,

    J’aimerai savoir si vous connaissez des plateformes d’auto édition rémunérant par chèque à part T.B.E. ?

    Cordialement.

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Bonjour Ame,

      Amazon, initialement, proposait un règlement par chèque ou virement. Le montant pour recevoir un chèque était plus élevé que pour les virements automatiques. Maintenant que les virements sont faits peu importe le montant des gains, je ne sais pas si les chèques sont toujours supportés…
      A ma connaissance, c’est la seule plateforme qui offrait ce moyen de paiement.

      Nicolas

      Répondre
      1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

        Après vérification, Amazon supporte toujours les règlements par chèque. Vous pouvez trouver les détails ici.
        A noter:

        • il vous faut atteindre un seuil de 100€/$ de redevances avant qu’un chèque ne vous soit émis, et chaque boutique amazon (us, france, etc.) vous paie séparément. Si vous totalisez 120€ de revenus, dont 80€ sur amazon.fr et 40 sur amazon.com, vous ne recevrez pas votre chèque.
        • les frais bancaires sur l’encaissement des chèques sont souvent élevés (de l’ordre de 30€ il y a quelques années).
        Répondre
    2. Jehan MOREL

      Votre question est intéressante, je réside dans un pays où , m’a-t-on dit Amazon ne fait pas de virements
      Jehan Morel

      Répondre
  10. Jehan MOREL

    Je viens de terminer la traduction anglaise de mon livre français ( papier).
    Fatigué de l’arrogance des éditeurs ( papier) , je vais le faire publier en e-book ( Royaume Uni).
    Pourriez vous me recommander un éditeur e-book Anglais sérieux, capable de faire les
    conversions e-book ,( Amazon et autres) , la promotions et la création de mon mon site.
    j’en ai trouvé un , mais s’il se charge absolument de tout, il demande 50% sur le montant des ventes net, ce qui me semble très fort!
    En dehors d’Amazon, incontournable, quelles plate-formes sérieuses anglophones me suggeriez -vous?
    Je serais heureux et reconnaissant d’avoir votre point de vue.
    Par avance grand merci , Bien cordialement.
    Jehan MOREL

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Bonjour Jehan,

      Je ne connais malheureusement pas d’éditeur e-book qui soit sérieux et avec un tarif abordable. La plupart des services aux auteurs auto-édités ne font que répéter la vieille arnaque de l’édition à compte d’auteur, das laquelle l’éditeur gagne sa vie non pas grâce aux ventes du livre, mais grâce à l’argent que lui versent ses auteurs.

      Par contre, si vous souhaitez toucher un maximum de plateforme d’ebook anglophones, smashwords est une bonne solution. Une fois votre ebook en epub (par exemple avec Google Sigil), Smashwords se charge de le convertir et de le distribuer à vaste catalogue de plateformes, et il ne prélève qu’un pourcentage minime sur les ventes. Smashwords offre aussi d’excellents guide sur le formatage des ebooks, et des conseils pour toucher le plus grand nombre de lecteurs.

      Bonne chance

      Répondre
      1. Jehan MOREL

        Je vous exprime des très sincères remerciements pour vos précieux conseils, que je vais m,empresser de suivre. Bien codialement . Jehan Morel

        Répondre
  11. ferrah

    Bonjour et surtout merci pour vos informations. Par contre je n’ai trouvé aucune info sur l’exclusivité. Peut-on vendre sur toutes les plateformes ou Amazone a l’exclusivité sur l’ouvrage publié.

    Merci à vous.

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Bonjour Ferrah,

      Vous donnez l’exclusivité de votre livre à Amazon seulement en souscrivant au programme KDP Select (qui vous permet de mettre votre livre en promotion, et de toucher une redevance quand il est emprunté dans le cadre du programme Kindle Unlimited). Si vous publiez avec KDP sans opter pour KDP Select, vous pouvez distribuer votre livre sur toutes les autres plateformes. Dans ma petite expérience, KDP Select ne vaut pas le coup. On perd davantage à ne pas être présent sur les autres plateformes (Kobo/Fnac, Smashwords, iBook, etc.) que ce que KDP Select peut rapporter en plus.

      Bonne chance

      Répondre
  12. Jehan MOREL

    Je pense avoir un problème: résident à Singapour, où j’ai mon compte bancaire, on m’a dit qu’Amazon UK
    n’effectue pas de paiements en dehors de l’Union Européenne, USA, Japon , ect est-ce vrai?
    Le livre que je veux publier sur les plateformes Anglophones concerne un sujet militaire brûlant .Pensez vous qu’une plateforme serait particulièrement indiquée ?
    Par avance grand merci. Bien cordialement
    Jehan MOREL

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Jehan, si vous n’avez pas de compte bancaire dans un pays vers lequel Amazon fait des transferts électroniques (Europe, USA, Canada, et quelques autres), vous avez toujours la possibilité de vous faire payer par chèque (voir https://kdp.amazon.com/help?topicId=AE24XS35AM53P).
      Vous risquez seulement d’être frustré par les frais d’encaissement du chèque (il y a quelques années, on parlait d’une trentaine d’euros), et par le fait que les paiements par chèque ne sont faits qu’une fois un seuil de 100 €/$ de redevances atteints. Si vous totalisez 200€ de redevances, dont 90€ sur amazon.com, 90€ sur amazon.fr, et 20€ sur amazon.de, vous ne toucherez rien tant que vous n’aurez pas atteint au moins 100€ sur un des sites.

      Alternativement, SmashWords pour permets detoucher de nombreuses plateformes (entre autres iBooks, et Amazon sous certaines conditions je crois), et fait des paiements par PayPal.

      Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Exactement ! L’auto-édition est souvent présentée comme une solution pour court-circuiter un éditeur. Dans cette forme de publication, l’importance pour l’auteur d’assumer pleinement le rôle d’éditeur n’est pas suffisamment soulignée.

      Répondre
  13. L'autre Nicolas

    Bonjour,

    Merci pour votre article.

    Auriez-vous des conseils sur le choix une plate-forme pour un amateur/débutant ?

    J’écris des textes courts en français type nouvelles, poésie en prose et je vais peut-être écrire des textes abordant le développement personnel. J’aimerais les publier sur une plate-forme numérique pour avoir des retours, des critiques et qui sait plaire et me faire connaître. Dans l’esprit je suis prêt à en donner l’accès gratuitement à une bonne partie de mes textes, mais avec certains payants. Je ne pense pas avoir le temps pour publier sur plusieurs plate-formes.

    Aujourd’hui auriez-vous un site à me conseiller dans cet esprit ? Textes courts, littéraires en français, aspect « communautaire »…

    Pour l’instant je publie sur Facebook ^^

    Merci beaucoup !
    Nicolas

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Bonjour Autre Nicolas 🙂

      Je ne suis pas sûr d’avoir de bonnes suggestions. Smashwords.com est certainement le plus intéressant, vous pouvez y diffuser des textes gratuits ou payants, et vous y trouverez un esprit communautaire. Le formatage du texte peut être un peu fastidieux pour que votre fichier soit accepté, mais une fois validé, votre texte sera distribué sur les plateformes majeures (kobo, etc) en deux clics.

      Pour ce qui est de la publication de textes courts, de l’échange avec les lecteurs, de l’obtention de commentaires, wattpad.com est une excellente plateforme, et vous pouvez y publier en quelques minutes par simple copier/coller. Mais j’ai l’impression que le public est surtout adolescent/jeunes adultes, et je ne sais pas quel est l’intérêt porté à la poésie et au développement personnel.

      sweek.com est une autre plateforme récente et intéressante. Les lecteurs y laissent fréquemment des commentaires, et il y a pour l’instant peu de concurrence entre les auteurs. Mon dernier titre « Journal d’une ambitieuse » y est numéro 1 depuis plusieurs semaines sans que sa qualité le justifie.

      Bonne chance, dites moi quelle option vous aurez finalement retenue.

      Nicolas

      Répondre
  14. JEHAN MOREL

    Bonjour Nicolas
    J’ai finalement décidé, dans un premier temps, de placer la version anglaise de mon livre sur » KDP Select », et « Create Space » ( je ferai attention au renouvellement automatique de l’exclusivité KDP Select)
    Par la suite je pense le mettre sur Smashwords et sur « Lulu » (print on demand) .On me conseille ce dernier
    pour toucher les lecteurs Anglais, puisque  » Create Space » imprimerait aux USA, ce qui prendrait un mois au livre pour arriver en Angleterre/Europe .Qu’en pensez-vous?
    Par avance grand merci
    Bien cordialement
    Jehan Morel

    Répondre
  15. Monique

    Merci pour cet article très riche en informations. J’ai l’impression que tout tourne autour des ebooks. Qu’en est il des livres papier. Je suis en train d’en publier un sur createspace.com. ai-je le droit de le publier ailleurs, même contenu, est ce que la BNP acceptera? Merci d’avance!

    Répondre
    1. Nicolas Kapler Auteur de l’article

      Bonjour Monique,

      La publication de livres papier est moins intéressante pour les auto-éditeurs. Avec CreateSpace, la procédure n’est pas plus compliquée que pour les livres numériques, mais le coût de revient étant beaucoup plus élevé, il est plus difficile de convaincre un lecteur de dépenser 15€ dans un livre papier d’un auteur inconnu, que de l’inciter à dépenser 2,99€ pour la version numérique de ce même livre (sachant qu’au final l’auteur gagne une redevance similaire). C’est ce qui incite beaucoup d’auteurs à tester un publication numérique à moindre coût, avant d’adopter le papier.

      Pour ce qui est des droits de publication, ils sont (généralement) identiques pour le papier et le numérique. A moins que vous ayez opté pour un contrat d’Exclusivité avec Amazon (comme KDP Select), vous pouvez publier votre livre où bon vous semble.

      Bonne chance,

      Nicolas

      Répondre

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