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Comment vendre un ebook Kindle 0.99€ avec 70% de redevance ?

Si vous avez déjà publié avec le KDP d’amazon, vous avez été confronté à ce choix cornélien : 35% ou 70% de redevance ? Ceux qui n’ont jamais utilisé le KDP ne voient probablement pas la partie cornélienne du choix : entre 35% de revenus et 70%, il faudrait être stupide pour ne pas prendre  le maximum.

Seulement voilà, pour bénéficier de la redevance à 70%, il faut que le prix du livre se situe entre 2.60€ et 9.70€  sur amazon.fr, et entre 2.99$ et 9.99$ sur amazon.com. Et aussi petits 2.60€ puissent paraître, ça peut sembler beaucoup quand on hésite à acheter un premier livre d’un auteur auto-édité inconnu. Tenant compte de ces situations, Amazon autorise donc des prix inférieurs – 0.86€ ou 0.99$ au minimum – pour permettre ainsi à un auteur de se faire connaître avant qu’il puisse hausser ses tarifs. Mais dès qu’un livre passe en dessous de la barre des 2.60€, la redevance chute à 35%. Le prix de vente étant déjà bas, ça ne fait vraiment pas grand chose dans  la poche de l’auteur…

Heureusement, il existe une méthode permettant de vendre un livre à moins de 2.60€ tout en bénéficiant d’une redevance supérieure à 35%. Cette technique suppose que votre livre n’est pas inscrit au programme KDP Select, et s’appuie sur deux points de la page de tarifs des conditions générales du KDP:

En pratique, qu’est ce que cela signifie ? Que si, par exemple, vous choisissez une redevance à 35% et spécifiez un prix KDP de 1.99€ tout en distribuant votre livre chez un concurrent pour 0.99€, Amazon alignera son prix de vente sur 0.99€ mais continuera de vous verser 35% x 1.99€ = 0.70€. Par rapport au prix de vente réel, votre redevance sera donc de 70% !

Vous vous demandez sans doute comment obtenir cet alignement de prix. Il se fait de deux manières:

  • un « crawler » d’Amazon (un de ses programmes de recherche web) détecte une version moins chère du livre sur un site concurrent, et l’ajustement se fait automatiquement.
  • ou un utilisateur signale à Amazon un prix concurrent moins élevé. Ce signalement  se fait depuis la page Amazon du livre, en cliquant sur le lien « nous signaler un prix inférieur » dans la section « Détails sur le produit », comme dans la capture d’écran ci-dessous:
    amazon - signaler un prix inférieur

Cette technique vous donne aussi un autre avantage: votre livre est affiché par Amazon comme en réduction, ce qui est une méthode de marketing vieille comme le monde pour accroître les ventes. Dans la capture d’écran ci-dessous, par exemple, ma nouvelle érotique Emporium est affichée avec à 0.99€ avec 35% de rabais sur le prix conseillé de 1.49€:

emporium-rabais

Il y a toutefois certaines limites à cette méthode. Si, par exemple, votre livre est distribué gratuitement sur d’autres canaux, Amazon ne va pas le distribuer gratuitement tout en vous versant une redevance : « Si nous nous alignons sur une promotion gratuite pour un Livre Numérique sur un autre canal de vente, votre Redevance pendant toute la durée de ladite promotion sera de zéro. » D’autre part, vous pouvez choisir un prix de 2.59€ et utiliser ce mécanisme pour que le prix réel soit de 0.86€, Amazon se retrouverait alors à vous verser plus d’argent qu’elle n’en encaisse : 0.90€ de redevance contre 0.86€ comme prix de vente. Peu convaincu de la générosité d’Amazon, je doute donc que l’alignement soit systématique. Dans mon expérience, j’ai pu aller jusqu’à 2,60 euros comme prix conseillé KDP, avec un prix concurrent de 0,99 euro, et l’alignement a eu lieu. Pour trois des quatre titres que j’ai publiés en tout cas. Pour le quatrième, récemment retiré du programme KDP Select, les multiples signalements de prix inférieur au cours des 3 dernières semaines n’ont pour l’instant rien donné. Également, il est difficile de dire quel est le délai avant qu’Amazon procède à un alignement de prix, ni quelles sont les conditions pour que cet ajustement ait lieu.

Au final, il reste que si votre livre est vendu au prix minimum et que vous appliquez cette méthode, vous augmenterez à coup sur vos revenus sans augmenter votre volume de ventes ni votre prix pour autant !

Une première évaluation positive double les ventes quotidiennes

Sur les 3 nouvelles érotiques que j’ai publiées sur Amazon via le KDP, celle qui se vend le mieux, Emporium, a reçu une évaluation positive de la part d’un acheteur peu de temps après sa publication. Depuis, c’est la nouvelle qui se vend le mieux (elle représente 80% de mes ventes totales). Ce commentaire positif a amené une question : est ce que cette nouvelle a reçu cette évaluation parce qu’elle est nettement meilleure que les autres et les ventes plus élevées reflètent cette différence de qualité, ou bien est que cette nouvelle se vend mieux parce qu’elle a reçu cette évaluation positive ?

Je pense avoir un début de réponse. Tout d’abord, tous livres confondus, je totalise 537 ventes pour 4 évaluations seulement. À peine plus de 0.5% des acheteurs ont donc pris la peine de laisser un commentaire (à relativiser, car Amazon élimine les commentaires qui ne sont pas jugés « utiles »). Avec le recul, j’ai donc eu beaucoup de chance avec cette première évaluation. Deux autres de mes nouvelles  ont finalement reçu un premier commentaire positif il y a quelques semaines à peine. Si je compare les ventes de ces nouvelles avant et après le premier commentaire, je constate que dans chaque cas elles ont plus que doublé du jour au lendemain. Pour Emporium, les ventes ont même triplé ! En revanche, le second commentaire positif semble avoir beaucoup moins d’impact (pour Emporium, il n’y a pas eu d’impact mesurable sur les ventes).

J’en déduis donc qu’il vaut mieux ne pas compter sur le commun des acheteurs pour obtenir des évaluations positives, mais que ces évaluations sont pourtant critiques pour augmenter les ventes et obtenir un peu plus de visibilités. Alors, si vous êtes auteur sur le KDP, battez vous pour des évaluations positives ! Tâchez de convaincre le plus de gens autour de vous d’acheter et d’évaluer votre livre (et oui, il faut qu’ils l’achètent, Amazon ignore les commentaires d’utilisateurs dont elle ne peut pas certifier qu’ils ont réellement acheté le livre). Si vous n’obtenez pas cette étincelle initiale, votre livre n’obtiendra peut être jamais la reconnaissance qu’il mérite. Quant à ceux qui s’inquiéteraient de ce que cette méthode n’a pas l’air très honnête (parce que maman, que l’on a convaincue d’acheter notre livre, n’est peut être pas des plus objectives), qu’ils se rassurent : une évaluation ne reflètant la qualité réelle d’un livre est le meilleur moyen de frustrer les acheteurs suivants et de les inciter à laisser des évaluations pas positives du tout. Et quand cela arrive, les étoiles fondent comme neige au soleil…

Quel pourcentage des acheteurs sur Amazon demandent un remboursement ?

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la commercialisation de livres numériques avec Amazon, je me suis demandé quel pourcentage des acheteurs demanderait à être remboursé.  En effet, Amazon est très favorable aux acheteurs et les rembourse dès qu’ils le souhaitent. Pour un livre électronique, c’est d’autant plus facile qu’il n’y a pas d’objet physique à renvoyer. Pour des textes courts, comme les nouvelles  que je publie habituellement, la tentation de demander un remboursement peut être encore plus grande puisque le lecteur peut acheter et lire la nouvelle en moins d’une heure avant de demander un remboursement dans la foulée.

Mais en dépit de toutes ces tentations, les gens semblent honnêtes : dans mon cas, au cours des derniers mois, Amazon a traité seulement trois demandes de remboursement, soit un taux de retour d’à peine 0.6%. D’après cette discussion, c’est inférieur à la moyenne d’Amazon qui se situerait entre 5 et 15%, ce qui s’explique probablement par les faibles montants en jeu (mes nouvelles sont vendues de 0.99 à 1.49 euro) qui n’incitent pas les acheteurs à se fatiguer à demander un remboursement s’ils ne sont pas satisfaits.

Si vous aussi vous vendez sur Amazon, je serais extrêmement curieux de connaître votre taux de retour !

5 ventes par jour et #1 du classement des meilleures ventes de livres érotiques pour Kindle !

Cela fait près de deux semaine qu’Emporium est en tête des ventes de livres érotiques pour Kindle sur Amazon.fr, et dans le top 10 des ventes de livres érotiques, papiers et numériques confondus. Je suis surpris par le faible volume de ventes que cela représente : des ventes quotidiennes moyennes de 5 à 6 exemplaires semblent suffire à maintenir cette position. C’est un chiffre qui est évidemment contextuel, puisqu’il varie selon les périodes de l’années (il y a plus de ventes Noël par exemple, qu’en janvier), et même selon les jours de la semaine (60% de ventes supplémentaires le weekend par rapport aux jours de semaine d’après mes stats). De même, ce chiffre est faible pour une catégorie qui n’est pas très reconnue, la littérature érotique, et il faudrait certainement de plus gros volumes pour se hisser en haut du classement des meilleurs ventes de la catégorie « Policier », par exemple. Dommage qu’Amazon ne communique pas ces données, je serai très curieux de voir les chiffres totaux, et de pouvoir comparer, entre autres, les différences entre les différents pays. Combien le #1 érotique d’Amazon.com vend-t-il par rapport à Amazon.fr ? Est ce que ca pourrait justifier d’investir dans une traduction ?

Également, une bonne leçon apprise concernant l’interprétation des statistiques. Le 2 septembre dernier, j’avais augmenté le prix de mes nouvelles de 0.86 euro (équivalent du prix par défaut de 0.99$) à o.99 euro. Dans la semaine suivante, les prix s’étaient effondré, divisés par deux. J’en avais déduit que l’augmentation de prix n’était pas suffisante pour expliquer cette baisse, mais qu’elle avait du impacter le positionnement des nouvelles dans les listes quand les livres étaient triés par prix croissant. Je m’étais empressé de remettre le prix au niveau initial, sans constater de véritable amélioration. Il y a quelques jours, je l’ai mentionné dans un précédent article, j’ai ré-augmenté les prix à 0.99 euro, pour voir si la popularité des nouvelles pouvait compenser la hausse de prix. Aucun impact sur les ventes, les volumes se sont maintenus ! C’est alors que j’ai remarqué que bien que le nouveau prix ait été pris en compte par Amazon, celle-ci applique un rabais promotionnel (que je ne comprend pas) qui ramène le prix à 0.76 euro, exactement le même que quand le prix était 0.86 euro ! Le deux septembre dernier, ce rabais était apparemment déjà appliqué, et le même phénomène a du se produire quand j’ai augmenté le prix. La baisse des ventes n’était donc probablement pas attribuable à l’augmentation, mais à une baisse des ventes saisonnière (fin des vacances, retour au travail). Maintenant, j’aimerais bien comprendre quelles sont ces promotions décidées unilatéralement par Amazon, si elles impactent mes revenus (sur des ventes à 0.99 euro, Amazon prend 65% de commission, elle peut donc se permettre un petit rabais j’imagine), et si je peux avoir un contrôle sur elles. Mais ce sera pour plus tard 🙂

1 blog = 1 thème : celui ci sera consacré à l’auto-édition

J’ai réalisé pleinement à quel point il est important qu’un blog soit centré autour d’un thème. Mélanger mes commentaires et mes expériences dans l’auto-édition avec mon journal personnel frustrera autant les lecteurs intéressés par l’un que ceux intéressés par l’autre. Je vais donc déplacer tous mes messages personnels de ce blog vers un autre, mon journal intime, et consacrer ce blog-ci à l’auto-édition/auto-publication.