Archives par étiquette : amazon

Quelle plateforme d’auto-édition vend le plus de livres ?

Quand on parle d’auto-édition, Amazon est incontournable. Bien qu’il n’existe pas de chiffres officiels, on estime qu’aux États-Unis, deux ebooks sur trois sont vendus par Amazon. Si vous voulez publier votre premier roman, vous serez tenté de limiter à Amazon vos efforts de distribution et promotion. C’est d’ailleurs une stratégie encouragée par le programme KDP Select qui requiert l’exclusivité des titres participants. L’analyse de l’évolution de mes ventes au cours de la dernière année sur trois plateformes majeures d’auto-édition, Amazon KDP, Kobo Writing Life et Google Play, montre que se restreindre à Amazon n’est peut être pas la stratégie la plus judicieuse.

Continuer la lecture

Amazon bloque les images et JavaScript dans les descriptions de livres KDP

Il y a quelques mois, je détaillais dans cet article comment utiliser du HTML pour mettre en page la description de votre livre dans Amazon. J’expliquais ensuite dans cet autre article comment contourner certaines restrictions pour insérer des images dans la description, ou encore du code JavaScript afin de comptabiliser avec Google Analytics le nombre de visiteurs quotidiens. Ces techniques n’étaient pas interdites par Amazon, mais elles n’étaient pas publicisées, ni même officiellement documentées. Il y a quelques jours, Amazon a mis un termes à ces pratiques. Les mises en forme basiques sont toujours possibles (gras, italique, etc.), mais plus moyen d’insérer des images, vidéos, ou scripts… Continuer la lecture

Comment utiliser du HTML dans la description d’un livre publié avec le KDP ?

!!! Attention !!! Depuis octobre 2013, Amazon bloque l’insertion d’images, vidéos, ou JavaScripts dans la description des livres

Vous avez probablement déjà croisé sur Amazon des livres dont la description n’est pas un simple paragraphe, mais utilise couleurs, gras, italique, listes numérotées, etc. C’est le cas, par exemple, de « Booster ses ventes sur Kindle ». Cette mise en page est possible grâce à l’utilisation de HTML. Le HTML consiste en des balises positionnées avant et après un fragment de texte à mettre en forme. Par exemple, « <i>italique</i> » s’affiche « italique« , « <i><b>gras et italique</b></i> » s’affiche « gras et italique« . L’utilisation de ces balises peut rendre votre description plus séduisante, et inciter davantage de lecteurs à acheter votre livre. Voici trois méthodes pour mettre en page votre description, selon que vous ne connaissez rien au HTML, que vous êtes un peu familier avec ce langage, ou que vous être un vrai bidouilleur souhaitant exploiter toutes les possibilités du HTML.
Continuer la lecture

Comment résoudre une erreur de téléchargement lors de la publication d’un livre avec le KDP ?

Il y a quelques jours, lors de la publication de « Booster ses ventes sur Kindle », je me suis heurté à un problème très agaçant : le portail KDP refusait systématiquement l’ebook que j’essayais de télécharger. À chaque tentative, la même réponse : « Une erreur s’est produite pendant le traitement de votre fichier. Cette erreur peut être due à un format de fichier non pris en charge ou incorrect. Essayez de télécharger votre livre dans un autre format« .

KDP erreur conversion

Erreur de téléchargement affichée par le portail KDP

Merci Amazon pour l’inutilité de ce message. Comme s’il était évident que j’aie sous la main différents formats de fichier pour mon livre, comme s’il n’était pas déjà assez pénible d’en avoir correctement formaté un. Et puis surtout, le fichier que j’essayais d’envoyer à Amazon était un « .mobi », le format propritétaire d’Amazon, généré à partir d’un epub avec l’outil KindleGen d’Amazon… Un ebook que j’avais testé auparavant avec l’application Kindle d’Amazon et sur mon propre Amazon Kindle pour m’assurer qu’il était correctement formaté et lisible. Je me sentais donc très confiant et dans mon bon droit. Et pourtant, le portail KDP s’entêtait à refuser mon livre.

Je passerai sur la frustration, les cris, les hurlements, les pleurs, les malédictions, les poupées vaudou à l’effigie de Jeff Bezos (le PDG d’Amazon) qui ne changèrent rien au verdict du portail KDP : « Non, ce livre je ne prendrai point« .

En désespoir de cause, je finis par envisager l’inenvisageable : peut être qu’une mise à jour de l’outil de conversion KindleGen existait, et peut être que cette version plus récente me dirait ce qui n’allait pas. De toute manière, c’était ça ou éventrer un mouton pour lire dans ses entrailles, et j’étais à court de moutons. Ma version de Kindlegen était la 2.7, la version la plus récente était la 2.8. Inutile de mentionner que j’avais peu d’espoir. Et pourtant, Ô miracle, lorsque pour la énième fois je convertissai mon epub en mobi, mais avec la version 2.8 de KindleGen, Boom ! Un message d’erreur avec une explication claire de la source du problème :

kindlegen erreur multiples titres

Kindlegen pointait du doigt l’erreur : les métadonnées de mon fichier epub mentionnaient deux fois le titre. Après correction, fini les problèmes de téléchargement, le portail KDP était aussi heureux que moi  (ce qui n’est pas peu dire) !

C’était une situation très particulière, et il est peu probable que beaucoup d’autres auteurs y soient confrontés. Mais j’imagine que le message d’erreur affiché par le portail KDP lors du téléchargement n’est pas propre à la validation des fichiers mobi, qu’il peut se présenter lors de la conversion d’un fichier word, d’un PDF, ou de n’importe quel format de fichier supporté par le KDP. J’imagine aussi que l’outil KindleGen est celui qu’utilise Amazon pour ses conversions. Mon conseil donc, à tous ceux qui se heurteraient à ce problème : téléchargez Kindlegen (qui est disponible pour Windows, Mac et Linux), utilisez le pour convertir votre fichier, et analysez les erreurs et les warnings affichés. Il y a fort à parier que vous y trouverez la source de vos maux.

MyKindex, 10 jours plus tard

Edit : Le service mentionné dans cet article, MyKindex, a été interdit par Amazon en septembre 2013.

Il y a quelques jours, dans la foulée de sa première campagne de promotion d’auteurs autopubliés, j’ai publié un billet sur le site mykindex.com, sa stratégie marketing et ses résultats. Ces derniers étaient impressionnants. Au lendemain de la promotion, les dix titres en promotion se trouvaient dans le top 100 des ventes Kindle Amazon, et 7 d’entre eux étaient dans le top 20. La veille, le titre le mieux placé était en 668ème position. Deux jours après, la plupart des titres étaient encore bien classés. Dix jour plus tard, voyons comment les choses ont évolué :

Avant la campagne MyKindex À 8h30 le 9 avril 2013 À 3h30 le 11 avril 2013 À 13h le 19 avril 2013
Rémoras 668 18 24 161
L’Homme qui voulait rester dans son coin 2678 7 5 9
La Trappe 3476 14 30 646
La Porte des Dieux 59824 6 56 1477
L’Heure du Tigre 24249 23 1 189
La Korrandine de Tevelune 101301 11 46 1435
Sacré Christophe 12850 3 27 612
Questions et réponses sur l’hystérectomie 81934 31 163 5066
Lila Bonheur 2452 32 33 213
Journal d’un proctologue 3155 15 43 75

À première vue, on dirait que tout ne va plus si bien : 80% des livres ne sont plus dans le top 100. En passant, pourquoi cette obsession pour le top 100 ? Parce qu’Amazon publicise ses classements des meilleures ventes, à la façon d’un libraire exposant en têtes de gondoles ses livres les plus populaires. Beaucoup de lecteurs vont consulter ce qui se vend pour décider quoi acheter.  Dès qu’un livre sort de ce classement, même d’une seule petite place, ses ventes chutent.

Donc, il ne reste que deux livres dans le top 100, et un dans le top 20. Et si aucun titre n’est retourné dans les oubliettes d’avant sa promotion, certains sont en bonne voie de le faire. Ça pourrait ressembler à un échec, un feu de paille qui s’éteint (presque) aussi rapidement qu’il a pris. Ce n’est pourtant pas mon avis. MyKindex se présente comme une rampe de lancement, et souligne qu’une fois dans le top 100, c’est au livre de s’y maintenir. Il n’y a pas de formule magique pour améliorer le contenu d’un livre ou accroître sa base de lecteurs potentiels. Ce qui explique vraisemblablement les résultats de certains titres. Sans remettre en question le contenu des « Questions et réponses sur l’hystérectomie » (que je n’ai pas lu, mais que j’aime bien prendre comme tête de turc), je doute de voir le jour où ce livre ou un titre similaire se vendra autant que le dernier Marc Lévy (que je n’ai pas lu non plus). MyKindex a donc offert à ces livres une place sur le podium, et après y être montés, la plupart en sont redescendus tranquillement pour dériver vers leur position naturelle. Mais certains, comme « L’homme qui voulait rester dans son coin » ou « Le journal d’un proctologue« , ont profité de cette opportunité pour se caler en haut du classement, obtenir plus de visibilité, susciter des ventes et des commentaires positifs, et ainsi rester « naturellement » dans le top 100. MyKindex n’a pas changé leur destin, il a simplement accéléré les choses.

Est ce que cette constatation  m’a finalement amené à changer d’avis et à envisager d’utiliser ce service ? Toujours pas. Mais mes raisons ont changé. Si c’était le coté moral qui me gênait le plus auparavant, j’en reviens. Finalement, s’il s’agit simplement de hâter les choses, pourquoi s’en priver ? Je n’oublie pas pour autant le problème au coeur de ce système : si tout le monde l’utilise, il ne peut plus fonctionner. Et dans le cas contraire, parmi ceux qui n’ont pas les moyens de l’utiliser, il y en a peut être qui auraient « mérité » davantage d’être dans le haut du classement. Non, la véritable raison de mon abstention est que (sans trop de fausse modestie) je n’ai pas de titres qui soient suffisamment intéressants pour rester dans le top 100 ou simplement  tirer avantage d’une visibilité temporairement accrue. Aujourd’hui en tout cas, mais dans le futur, qui sait…